Stratégie nationale de lutte contre la résistance bactérienne aux antibiotiques 2019-2023

Posted On 27 Déc 2019
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Le ministère de la Santé vient de lancer la stratégie nationale quinquennale de lutte contre la résistance bactérienne aux antibiotiques 2019-2023.
Cette stratégie, qui sera dirigée par un comité national multisectoriel, vise à sensibiliser le public et les professionnels de la santé humaine et animale à l’ampleur du risque d’utilisation excessive d’antibiotiques et de leurs répercussions dangereuses sur l’individu et le groupe. Elle œuvre à rationaliser leur utilisation en plus de soutenir la culture préventive, d’améliorer les mesures d’hygiène personnelle et environnementale et de réduire le taux des maladies infectieuses.
Concernant le secteur agricole et les éleveurs, le ministère de la santé a indiqué que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élaboré une série de mesures préventives pour réduire l’utilisation abusive des antibiotiques. Elle recommande spécifiquement de ne pas donner d’antibiotiques aux animaux sauf sous la supervision du vétérinaire et de ne pas utiliser d’antibiotiques dans le but de favoriser la croissance ou la prévention des maladies soulignant dans ce contexte la nécessité de vacciner les animaux pour réduire leur besoin d’antibiotiques.
Il est à rappeler que l’OMS recommande fortement une réduction globale de l’utilisation de toutes les classes d’antibiotiques importants pour la médecine chez les animaux. Dans la mesure du possible, les animaux malades devront subir des tests pour déterminer quel choix d’antibiotique serait le plus prudent et le plus efficace pour traiter leur infection spécifique. Les antibiotiques utilisés chez ces animaux devront être sélectionnés parmi ceux recensés par l’OMS comme les «moins importants» pour la santé humaine et non parmi ceux classés comme «d’importance critique, les plus prioritaires».
«Des preuves scientifiques démontrent que l’utilisation excessive d’antibiotiques chez l’animal peut contribuer à l’émergence de résistances à ces médicaments», indique le Dr KazuakiMiyagishima, Directeur du Département Sécurité sanitaire des aliments, zoonoses et maladies d’origine alimentaire à l’OMS. «Le volume d’antibiotiques utilisés chez les animaux continue de croître partout dans le monde, sous l’effet de la demande grandissante en aliments d’origine animale, provenant souvent d’élevages intensifs».

Agriscoop
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